Edition spéciale

 

  Au nom du Peuple Tibétain, des 10 morts de Lhassa, des 30 autres morts dans l’ensemble du Tibet, des 953 suspects internés, des 1200 blessés, des 2300 arrestations avec passage a tabac, de l’imposition forcée au silence des Moines bouddhistes, d’un pays que l’on veut rayer de la carte, je dis, OUI AU BOYCOTT DES JEUX OLIMPIQUES DE 2008.

Ouvrez vous les yeux, que nos dirigeants au nom de je ne sais quelle raison politique ou économique cessent de se voiler la face, qu’ils osent dire haut et fort leur refus de cautionner cette mascarade des jeux, qu’ils dénoncent a leur tour que la répression chinoise au Tibet "n'est pas supportable".

 

Comme tout le monde le sais, il y a encore de par le Monde des régimes autoritaires, qui massacrent des peuples, des êtres humains, au nom de je ne sais quelle « normalisation ». Le Chine, ses dirigeants, sont de ceux la. De par sa puissance, elle se permet de bafouer les plus élémentaires des droits de l’Homme, LA LIBERTE DE PENSER.

UN PEU D'HISTOIRE

PREMIERES REPRESSIONS

Perché sur le haut-plateau de l'Himalaya, le Tibet a comme voisins la Chine, l'Inde, le Népal et le Bhoutan. La capitale du Tibet est Lhassa. la deuxième ville du pays est Shigatse. Avant l'invasion chinoise en 1949/50, le Tibet était un pays grand comme 6 fois la France.

Le Tibet historique comprenait 3 provinces : le Kham, l’Amdo et l’U-Tsang. Depuis, la Chine a intégré l’U-Tsang et une partie du Kham dans ce qu’elle appelle depuis 1965  la « Région Autonome du Tibet ». Les autre régions du Tibet ont été intégrées dans la République Populaire de Chine:

l'Amdo est devenu la province Qiunghai tandis que le Kham a été réparti entre les provinces  Gansu, Yunnan et Sichuan.

Les émeutes anti-chinoises

Les émeutes anti-chinoises de vendredi à Lhassa ont fait au moins 10 morts dans une ville désormais aux mains de l'armée au moment où la Chine est sous les projecteurs avant les jeux Olympiques.Le gouvernement tibétain en exil confirme "environ 30 morts"...

Plusieurs dizaines de manifestants pro-Tibet, dont de nombreux moines bouddhistes, ont entamé samedi en Inde une nouvelle marche en direction du Tibet, quelques jours après l'arrestation de plusieurs dizaines de manifestants par les autorités indiennes.

A l'occasion du 49e anniversaire de son exil en Inde et à cinq mois des Jeux Olympiques de Pékin, le chef spirituel des bouddhistes tibétains a qualifié d'"énormes et inimaginables" les "violations des droits de l'homme" commises par la Chine.

Source : L'Express

 

Le 7 octobre 1950 l'armée de Mao forte de 30000 hommes, envahie le Tibet après la faible résistance des 4000 soldats Tibétains. A Lhassa le gouvernement tibétains en toute précipitation place, le 14th Dalaï Lama âgé alors de 15 ans sur le trône à la place du régent mais ne changea rien à l'issue de cette guerre. L'inefficacité de l'ONU fut tout aussi ineffective, les anglais et les indiens habituellement amis du Tibet ont convaincu l'ONU de ne pas débattre sur l'issue du Tibet de peur des réactions chinoises.
Les chinois envoyèrent de plus en plus de troupes au Tibet central et déjà les bruits de massacres et d'endoctrinement commencèrent à filtrer depuis le Kham dans l'est du Tibet.

Affrontement de 1959 à Lhassa.
Le lendemain de la fuite du
Dalaï Lama les chinois et les tibétains s'affrontèrent, le 20 mars 1959, les chinois tuèrent des centaines de tibétains autour du Norbulinka et découvrirent que le Dalaï Lama   avait fuit. Ils bombardèrent le Potala, Sera et le collège de médecine sur Charpo RI.
Plusieurs milliers de tibétains se sont réfugiés à l'intérieur du Jokhang lequel à été également bombardé par les Chinois, plusieurs milliers de tibétains ont été retrouvés mort dans les rues de Lhassa.
Le socialisme sur le toit du monde.
L'incarcération de milliers de moines, à qui il était demandé de quitter leur robe pourpre, les pèlerins étaient
 interdit de faire des offrandes dans les monastères, ces derniers étaient pillés, les écritures bouddhiques furent brûlées. Les chinois obligèrent les fermiers tibétains à cultiver farine et riz céréales inadaptées à cette altitude. Ce qui entraîna la famine et la mort de 70 milles tibétains. En septembre 1961 même le Panchen Lama commença à protester et adressa une longue lettre à Mao se plaignant des conditions de vie des tibétains, réclama l'arrêt des destruction des monastères, et une plus grande liberté religieuse, il disparaîtra pendant dix ans dans une prison de haute sécurité.

1959 - Massive rebellion.
Le Tibet communiste d'après 1959, a été sujet au désastre qu'était la révolution culturelle. Environ 1.2 million de morts sont attribuables à la 'libération', 100,000 tibétains sont partis en exile (incluant le Dalaï Lama à Dharamsala en Inde).
Le nombre de monastères étaient réduit de 1600 à environ dix, les moines étaient exécutés ou envoyés pour travailler dans les champs ou dans les camps de travail, l'économie, après la réforme des terres, était totalement désorganisée.
Le premier septembre 1965 aucun obstacle ne subsiste et les chinois établissent la région autonome du Tibet.

Source:http://planetvoyage.chez-alice.fr/dest/tibet/hist_tibet.htm  

NORMALISATION.

REACTION ET REPRESSION A PARIS.

Récemment, le 26 mars, les autorités chinoises ont appelé à une réunion des représentants des 43 monastères et ont lancé une soi-disant campagne de "rééducation patriotique".

"La libération pacifique du Tibet" par la Chine a débouché sur l’anéantissement d’une culture, la torture, les massacres, les stérilisations forcées, les avortements des tibétaines, la vente d’organes et cela au vu et au su du monde sans qu’aucun gouvernement n’élève la moindre protestation.

2008: Des sources tibétaines concordantes affirment que depuis les 14-15 mars, plus de 3 000 membres des forces militaires chinoises stationnent essentiellement près des trois monastères de Kham Za Chukha, Serhul Dzong dans la province du Sichuan.

Vingt-six lauréats du prix Nobel appelent à la fin de la "répression" chinoise "Nous déplorons et condamnons la violente répression du gouvernement chinois contre les manifestants tibétains", affirment-ils dans un appel à l'initiative du prix Nobel de la Paix, Elie Wiesel.

Si la "flamme olympique" est une torche de feu, la "flamme tibétaine de la liberté" est un autre symbole, très fort, de la lutte des Tibétains pour le respect de leur identité.la "flamme tibétaine de la liberté" est arrivée à Paris le 6 avril à 20h50 par l’eurostar à la Gare du Nord. Dès 18 heures de nombreux membres de la commnunauté tibétaine et des sympathisants à cette cause se sont rassemblés pour accueillir cette deuxième flamme, non officielle : la flamme tibétaine de la liberté.

Lorsque l’on voit les impressionnantes mesures de sécurité prises autour de la flamme Olympique, on ne peut que se marrer en voyant cette photo……. !

T'a pas du feu...!

Je vous quitte en vous disant a la semaine prochaine … (si je ne suis pas dans l’impossibilité d’écrire suite a cette rubrique) A plus Ronchon…

 Edition spéciale 10/04/2008